La chasse ce n'est pas comme croit l'imaginer le profane...
Au diable les clichés sur les viandards avinés !
La battue au sanglier, c'est une aventure grandeur nature avec ses règles, ses stratégies et ses soldats. C'est communier avec son environnement, connaitre les chemins, les collines et les habitudes des bêtes.
Tout commence au "garage", lieu de rassemblement des hommes de l'équipe A, celle d'Ochjatana évidemment.
Saison 2007/2008 l'équipe A reste toujours l'équipe A !
Cliquez sur les photos pour les aggrandir.
--------
La battue du 6 janvier 2007 dans la plaine du Reginu.
La chasse ce n'est pas comme croit l'imaginer le profane...
Au diable les clichés sur les viandards avinés !
La battue au sanglier, c'est une aventure grandeur nature avec ses règles, ses stratégies et ses soldats. C'est communier avec son environnement, connaitre les chemins, les collines et les habitudes des bêtes.
Tout commence au "garage", lieu de rassemblement des hommes de l'équipe A, celle d'Ochjatana évidemment.
C'est là, à l'héliport, croisement de la route de la plaine et de Belgodère, que nous nous arrêtons avec Jean-Bati et Alain vers 7h30.
Bon c'est vrai on est plutôt en avance :) et que le froid pique un peu... Mais heureusement le reste de l'équipe arrive et attends Stephane, chef de battue.
Les voeux de bonne année, "Pace e Salute", fusent et la bonne humeur prime ce matin. Antoine le berger nous rejoint avec sa mobylette. Bon prétexte à une blague de potache ("mi Anto, tu as perdu une pièce !!!") dans lequel il ne tombe pas.
Pendant ce temps les chiens piaffent d'impatience, encore attachés sur les plateaux des 4x4 et sont tout autant excité que les hommes. En effet, c'est une véritable communion qui unit les chasseurs à leurs chiens et il faut agiter une petite branche feuillue, dont ils doivent connaitre l'usage, pour les calmer.
Finalement, comme Alexandre, nous montons tous dans les 4x4 pour nous rendre sur le lieu de la battue.
Au fur et à mesure, les chasseurs prennent possession de leurs postes, des endroits déterminés par où passent les sangliers et où l'on espère que les chiens sauront les rabattre pour les tireurs.
Justement, nous voila tout en haut de la colline où des traces fraiches du passage de sangliers ont été identifiées. Les chiens vont enfin être lâchés.
Plus bas, la vie continue dans la plaine du Reginu, les bergers s'occupant de leurs bêtes, et d'autres ouvriers battant les oliviers pour la récolte.
Nous voila dans le maquis, attentifs au moindre bruissement de branches ou d'envol d'oiseaux. Les aboiements des chiens nous guident sur le parcours des fuyards. Quelques coups retentissent plus bas, quelques-uns sont passés à travers les mailles du filet mais pas tous...
Ca y est plus aucun sanglier ne semble prisonnier de notre battue. Les chiens, en véritables coureurs, dont certains ne seront récupérés que plus tard dans le journée à plusieurs kilomètres du point de départ, se font plus difficilement entendre. Nous partons donc un peu plus loin ou un sanglier a été blessé et s'est réfugié dans un petit espace boisé et une nouvelle distribution de poste à lieu pour ce nouveau chapitre.
Finalement, le fuyard a été abattue 3 kilomètres plus loin, pourchassé en courant par 2 des nôtres.
L'équipe reste l'équipe A !
La chasse en Corse est plus qu'un sport, elle a un rôle social important, véritable facteur de maintien des traditions, soudant les générations.